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Tour de France 2022 : départ en salle, Belge « glouton » et vivement dimanche

Tour de France 2022 : départ en salle, Belge « glouton » et vivement dimanche
Written by admin7

L’étape du jour : Paris la Défense Arena – Champs-Elysées (115,6 kilomètres)

Le peloton passera à plusieurs reprises devant le Louvre sur le traditionnel circuit dans Paris.

Il y a des traditions dominicales qui perdurent : la messe, Michel Drucker à la télévision ou encore l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Elysées. Depuis 1975, la grande avenue parisienne est le théâtre de l’ultime étape de la Grande Boucle et cela se termine souvent au sprint : ces trente dernières années, seuls le bien nommé Eddy Seigneur en 1994 et Alexandre Vinokourov en 2005 font exception.

Ce dimanche, le dernier acte de l’édition 2022, qui débute au pied de la Paris la Défense Arena (une enceinte modulable qui accueille à la fois des concerts et le club de rugby Racing 92), fait une boucle dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine, avant de se diriger vers le quai d’Issy, le boulevard des Maréchaux, la place Denfert-Rochereau, le Pont-Neuf, le Louvre et enfin le traditionnel circuit sur les Champs-Elysées.

« Nous sommes sur la plus belle avenue du monde, mais pas sur la plus belle route ! Celui qui s’impose sur les Champs n’est pas forcément le meilleur sprinteur, plutôt le plus frais », souligne Anthony Turgis, le coureur francilien de l’équipe TotalEnergies.

Les pronos

LA RAISON

Rares sont les étapes pour lesquelles Wout van Aert (Jumbo-Visma) ne fait pas au minimum partie des prétendants à la victoire. Le Belge, porteur du maillot vert du classement par points, a constamment pesé sur la course. « Glouton », il s’est s’invité sept fois sur le podium en trois semaines avec trois victoires d’étape à la clé, dont le contre-la-montre samedi à Rocamadour. Couteau-suisse capable d’enchaîner échappée montagneuse et victoire au sprint, le coureur de 27 ans est le dernier à avoir levé les bras sur l’avenue des Champs-Elysées. Au vu de sa forme en cette fin de Tour, un doublé est tout à fait envisageable.

LE CŒUR

Notre for intérieur plébiscite toutefois Caleb Ewan (Lotto-Soudal). Le sprinteur australien, lanterne rouge à plus de 5 h 30 min du maillot jaune, a choisi de se battre tout au long d’un Tour pourtant loin de ses attentes. Affaibli par plusieurs chutes, le natif de Sydney est en quête d’une sixième victoire sur la Grande Boucle, mais n’a pu faire mieux qu’une neuvième place à Sonderborg, lors de la 3e étape. Le voir l’emporter au sprint à Paris trois ans après son succès sur les Champs récompenserait sa pugnacité hors norme.

La décla

« Il est temps que le départ soit donné, l’attente est trop longue »

Vivement dimanche ! Alors que le Tour version masculine s’achève à Paris sur les Champs-Elysées, après trois semaines de compétition, le Tour version féminine s’élance le même jour, au même endoit, pour une semaine de course. Et l’impatience est perceptible chez les 144 coureuses, comme l’exprime Audrey Cordon-Ragot. « On m’en parle tous les jours depuis l’annonce » de la relance de ce Tour Femmes par Amaury Sport Organisation (ASO), explique la championne de France.

La version féminine du Tour sous l’égide d’ASO avait existé dans les années 1980, mais, faute de rentabilité financière, avait disparu après une dernière édition en 1989. Des épreuves avaient toutefois pris le relais – Tour de la CEE (1990-1993), Tour cycliste féminin, devenu Grande boucle féminine (1992-2009) – mais sans le soutien, voire malgré l’opposition de l’organisateur du Tour.

Lire aussi : Tour de France Femmes : Marion Rousse, madame la directrice

Détour du Tour

Lancé depuis la Paris la Défense Arena, le départ de la 21e étape de ce Tour 2022 revêt un goût d’inédit. Pour sa 109e édition, la Grande Boucle s’élancera pour la première fois de sa vaste histoire depuis une enceinte close : et pas n’importe laquelle. L’anciennement dénommée « U Arena », inaugurée en 2017, est la plus grande salle d’Europe, pouvant accueillir jusqu’à 40 000 personnes dans sa disposition destinée au spectacle.

En ce 24 juillet, l’édifice niché entre les cimetières de Neuilly et de Puteaux n’adoptera pas les lignes bleues et blanches du Racing 92, mais se drapera du jaune caractéristique au Tour. Les affluences habituelles du club de rugby ne seront toutefois pas bouleversées, les places (gratuites) disponibles étant limitées à 15 000, soit pas bien plus que les 13 000 spectateurs de moyenne de la formation altoséquanaise.

Dans le rétro

Depuis 1975, le Tour a pour épilogue les Champs-Elysées et sa traditionnelle parade sans conséquence sur le résultat. Sauf quand l’organisation décide de placer un contre-la-montre comme ultime étape, comme en 1989 avec une fin de Tour passée à la postérité, Laurent Fignon était battu de 8 s par l’Américain Greg Lemond.

Le 21 juillet 1974, le vélodrome de la Cipale avait été le théâtre du terme de la Grande Boucle pour la dernière fois. Si Eddy Merckx avait déjà assuré sa 5e victoire, Raymond Poulidor (38 ans) devait encore faire la course aux bonifications pour préserver une 2e place menacée par l’Espagnol Vicente Lopez Carril.

A la Cipale, les sprinteurs s’en donnent à cœur joie. Merckx – qui sait tout faire – se mêle à l’explication finale. « Le Cannibale » termine deuxième derrière son coéquipier, Patrick Sercu. Mais, dans cette histoire belge, Gustaaf Van Roosbroeck porte réclamation contre Sercu pour l’avoir gêné. Ce dernier est déclassé à la 3e place. Sans même l’avoir demandé, Merckx hérite de la victoire. Il referme le long chapitre des arrivées sur piste entre l’ancien Parc des Princes (de 1903 à 1967) et la Cipale (de 1967 à 1974).

La voiture-balai

Et sinon, on n’a pas eu le temps de parler de…

  • la rencontre entre Aude et Henri IV du côté de Foix.
  • de l’élégance vestimentaire d’un confrère qui n’a jamais renoncé au port de la chemise (sauf sur la moto, la mort dans l’âme).
  • « on ne peut pas avoir George Clooney l’année prochain ? » De la machine à café de la salle de presse, dont le fonctionnement est resté le secret le mieux gardé de cette édition.
  • du jeu de pronos de nos camarades de l’Equipe, dont la perversité du règlement vous donne des palpitations pour une 39e place de Sebastian Schönberger.
  • du menu « Julien » au Viscos à Saint-Savin et à l’Armagnac du patron.
  • de James et ses demandes de suggestion vin (rouge toujours) à des serveuses pas toujours en âge de boire du vin.
  • comment Alexandre s’est perdu pendant une heure dans Sonderborg après sa première « aux bus des équipes ».
  • de son « David Gaudu Top 5 à Paris ». On connaît le vélo ou on ne connaît pas le vélo.
  • de comment on a insulté un journaliste de la télé néerlandaise. Mais travailler pour un média détenteur de droit n’exonère pas d’un minimum de respect.
  • du bonheur de bientôt changer de vêtements.
  • de l’envie de repartir pour un Tour en 2023

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